Je me disais aussi que c’était inexplicable.

"La beauté (contrairement à la laideur) ne peut vraiment s’expliquer : elle se dit, s’affirme, se répète en chaque partie du corps mais ne se décrit pas." – Roland Barthes

Ce que j’aime du portrait, c’est souvent saisir cette beauté que je vois en les autres et que je n’arrive pas à décrire.  C’est photographier mon admiration envers la beauté de l’autre.   Il y a en chaque personne quelque chose de plus grandiose qu’elle ne pourra jamais vraiment voir.

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Portrait de Catherine, 26 janvier 2010.

Urler.tv

Ce soir c’était le lancement de la nouvelle "saison" de Urler.tv à la SAT.    À la question, vas-tu encore y participer, je dirais : je crois bien que oui.   J’aime ça donner de la job de montage à mon frère chéri aka The finalcutter avec mes seize millions d’images pour faire des stop-motions.

Ça donne aussi l’occasion de revoir ce vidéo que j’avais fait ici : Laurent, la nuit.

teaser : in an expression of the inexpressible

Une magnifique matinée à photographier la toute aussi magnifique Anabel.  Je lui avais demandé de danser ce que mon coeur pouvait ressentir et on est parties de ce point-là pour tout le shooting.   Comme première collaboration avec le monde de la danse, je ne pouvais pas mieux tomber.  J’ai pu voir en elle toutes les choses qui me fascinent de la danse : la générosité, le laisser-aller, l’émotion directe et la beauté de ce qui est simple.   C’est étrange de ne pas pouvoir diriger ses modèles puisque leur direction ne m’appartenait pas, mais je suis vraiment contente d’avoir travaillé ainsi.

La série doit être peaufinée, mais le tout sera visible bientôt.

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Mon coeur se sent mieux, j’ai commencé à chercher la prochaine playlist qui m’inspirera.  Car un shoot, c’est toujours l’équivalent de deux-trois chansons écoutées en loop pendant deux semaines.   Je songe présentement à une idée sur un fond de Florence + The machine, Cocorosie et Bat for lashes…   Nous verrons bien.

Les steppes – Pierre Lecours

Il y a des choses merveilleuses dans la vie : un coeur qui bat vite vite, un cappucino, une invitation à un spectacle de danse…   L’invitation c’était pour voir Les steppes du chorégraphe Pierre Lecours, présenté à l’Agora de la danse du 20 au 23 janvier ce qui veut dire MAINTENANT.

C’était plein de tableaux, plein de rythmes, plein d’images.   J’ai failli pleurer en pleine première rangée.  Un des tableaux :  Un homme, une femme et cette chanson.   C’était trop beau.   Il y a quelque chose dans la danse qui reste inexplicable.  Un sentiment que ce qui se passe devant nous est le reflet visuel de ce que l’on vit ou  de nos désirs.   Les danseurs étaient forts, ça avait juste aucun sens.   J’étais complètement fascinée.

Je rajoute que deux jours plus tard, je suis encore obsédée par le duo avec Hélène Blackburn qui était juste trop beau et intense.

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J’ai décidé la semaine passée de faire un shoot avec une danseuse et là, je suis totalement énervée par ça.  Bon, je ne suis pas Rolline Laporte – d’ailleurs qui es-tu Rolline Laporte, j’aime tes photos ! – mais je vais commencer par voir ce que je peux faire avec une danseuse prête à tripper avec moi.  Bref, ça se passe dimanche et vous finirez bien par en voir le résultat.

Voilà, voilà, peut-être que finalement je vais recommencer à écrire pour de vrai sur un blogue…

For those about to love

L’avantage pour un band d’avoir des fans finis, c’est que tu sais qu’ils vont suivre le band même si il se divise.   C’est arrivé avec The Dears, groupe auquel je voue un culte sans fin puisque c’est juste trop bon dans mon coeur et mes oreilles.   Quand le band s’est divisé et que ça a crée de nouveaux groupes, j’ai écouté les nouveaux bands qui en sont sortis.   Mon amour pour The Dears pouvait continuer et mon amour pour For those about to love a pu commencé.

J’ai assisté à leur lancement et ce que je trouvais beau c’était que tous ces membres épars étaient réunis et tout le monde jouaient de tout.  Moi je trouve ça beau l’harmonie.  Ben oui.  Des gens heureux qui jouent ensemble ça m’émeut.  Facile comme ça.  J’ai donc écouté leur show puis leur vinyle puis j’ai décidé d’aller les revoir ce soir au Divan Orange.

Avec ma vie chambranlante et mon coeur égratigné, ça m’a fait du bien de décrocher pendant une heure sur de la musique qui me fait du bien.   J’aime ce groupe juste parce que.  C’est beau, c’est fort, c’est bon.   Pis d’avoir ça en pleine face dans mon petit Divan Orange rempli c’est du bonheur.

À écouter ici pis à acheter surtout : www.myspace.com/forthoseabouttolove

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C’était mon premier shoot de mode en studio.  J’étais pourrie à l’éclairage et je savais peut-être pas trop quoi faire exactement.  On devait faire un shoot et j’avais décidé que ça serait toi ma modèle.  Parce que tu étais game.   J’avais décidé de jamais utiliser de ventilateur sur un de mes shoots parce que je trouvais ça quétaine, mais je sais pas, j’ai fini par dire pourquoi pas et j’ai fini par me dire que c’était tout de même pas si pire.

Pendant tout mon CEGEP, j’arrêtais plus de te prendre en photo, tu étais la modèle idéale, toujours prête, toujours game.   Je passais des heures à faire semblant d’être une maquilleuse/coiffeuse et je t’ai vraiment fait faire n’importe quoi, n’importe où.   Pis c’était beau parce que tu étais belle.   Quand on est devenues colocs, c’est devenu pire, tu disais non seulement tout le temps oui, mais tu étais déjà sur place.   En regardant mes archives, j’ai regardé tout ce que j’avais fait de photos de toi.  Il y en a tellement.   Il y en a de véritablement grotesques parce qu’on étaient totalement cinglées, qu’on était en crise de création et que pas grand chose arrêtait nos délires.

J’ai commencé à tripper sur le portrait alors que j’étais au Musée d’art contemporain à l’expo de Nan Goldin.  Il y avait quelque chose d’extrêmement touchant pour moi à l’idée de passer sa vie à photographier les gens qu’on aime, les gens qui nous entourent.   J’étais littéralement sous le charme et hypnotisée.    En ce moment, je suis heureuse de voir que j’ai documenté un peu ta vie.  J’ai ton sourire et ta folie sur papier.   J’ai le sentiment que ces photos sont la preuve de mon amitié à ton égard.   Je le dis souvent, je ne suis pas la meilleure pour photographier des inconnus.  Je suis cent fois mieux pour photographier les gens qui m’entourent et leur montrer à quel point je les trouve magnifique pour ce qu’ils sont, même si eux-mêmes ne le voient pas.

Je t’ai pris en photo le 31 et je t’ai dit que tu étais belle.  Tu m’as dit "Ça fait longtemps que j’ai pas aimé une de mes photos, faudrait qu’on en refasse".   Ça ne sera pas possible avec toi, mais je vais continuer mes portraits, continuer à prouver mon amour pour les autres par la meilleure manière dont je suis capable.

Émilie.

On fêtait le Nouvel an avec un banquet de reines.  C’était un débordement d’abondance, c’était des tchins pour souligner que 2009 était enfin fini, c’était de crier Bonne année, c’était toi qui criait Bonne année sur une chaise avec ton boa en plumes rouges.  Je t’ai souhaité bonne année et bonne fin de soirée et tu as couru pour aller prendre ton bus.

Je pensais pas que ça serait la dernière fois que je te verrais.  Je pensais vraiment pas que la vie pouvait être si absurde.

Je t’aimais et je t’aime en criss.